Pour les entreprises, préserver une relation client solide est souvent considéré comme une priorité absolue. Cependant, cette quête de satisfaction et de fidélité peut parfois entrer en conflit avec un autre enjeu majeur : la gestion de la trésorerie. En effet, les retards de paiement, fréquents dans de nombreux secteurs, mettent à rude épreuve les finances des entreprises, notamment celles des PME. Pourtant, beaucoup hésitent à relancer leurs clients par crainte de détériorer leurs relations commerciales.

Ce dilemme soulève une question fondamentale : la relation client vaut-elle vraiment plus que la trésorerie ? En réalité, les deux ne sont pas incompatibles. Relancer un client avec respect et professionnalisme peut non seulement garantir les paiements dans les délais, mais aussi renforcer la confiance mutuelle. Cet article explore comment les entreprises peuvent équilibrer ces deux priorités essentielles et transformer un potentiel conflit en une stratégie gagnant-gagnant.


L’importance de la relation client : un pilier stratégique

LUne relation client bien entretenue repose sur la confiance et une communication de qualité. Elle ne se limite pas à vendre un produit ou un service, mais s’inscrit dans une vision à long terme où l’entreprise et le client co-créent de la valeur. Cette connexion va au-delà des transactions : elle se manifeste par la fidélité des clients, leur satisfaction et leur volonté de continuer à collaborer.

Maintenir une relation solide permet non seulement de sécuriser des revenus récurrents, mais aussi de transformer les clients en ambassadeurs de la marque. Un client satisfait est plus enclin à recommander votre entreprise, à tolérer les éventuels problèmes et à être ouvert à de nouvelles offres. Toutefois, cette dynamique repose sur un équilibre délicat : une bonne relation client ne doit pas signifier un déséquilibre des engagements financiers.

Entretenir cette relation, tout en respectant des délais de paiement clairs, renforce la crédibilité et la confiance, montrant que l’entreprise est aussi soucieuse de sa propre pérennité.

Pour beaucoup d’entreprises, relancer un client en retard de paiement est perçu comme risqué. La peur d’apparaître trop insistant ou intrusif est fréquente, notamment dans des secteurs où la concurrence est rude. Cette crainte pousse certains dirigeants à éviter les relances ou à les reporter indéfiniment, préférant encaisser les retards plutôt que de risquer de froisser un client.

Bien que préserver la relation client soit crucial, une approche déséquilibrée, où le client est placé au-dessus des enjeux financiers, peut s’avérer dangereuse. Une telle stratégie crée une relation asymétrique où l’entreprise assume seule les conséquences des retards. De plus, un client habitué à l’absence de relances peut développer un comportement systématique de retard, sapant davantage la trésorerie de l’entreprise.

En somme, valoriser la relation client est essentiel, mais pas au détriment de la santé financière. L’équilibre est donc la clé : comprendre que protéger ses intérêts n’est pas incompatible avec une relation client saine et durable..


La trésorerie : une priorité vitale pour l’entreprise

relation treso1

Une trésorerie saine permet à une entreprise de fonctionner sans dépendre excessivement de financements externes. Elle offre une marge de manœuvre pour saisir des opportunités, gérer les imprévus et honorer les engagements financiers, comme les salaires ou les factures fournisseurs. En revanche, une trésorerie tendue oblige à des choix difficiles, souvent au détriment de la croissance et de la rentabilité.

Les retards de paiement sont l’un des principaux facteurs de fragilisation des trésoreries, en particulier pour les PME et les TPE. Près de 25 % des faillites sont liées à des créances impayées ou payées trop tardivement. En plus de créer des tensions financières, les retards obligent parfois les entreprises à recourir à des emprunts pour compenser le manque à gagner, augmentant ainsi leur endettement.

Les conséquences vont au-delà de la sphère financière : des tensions internes apparaissent, les projets d’investissement sont reportés, et la pression sur les équipes s’intensifie. Une trésorerie affaiblie peut également nuire à la crédibilité d’une entreprise auprès de ses partenaires..

Le dilemme entre préserver la relation client et protéger la trésorerie découle souvent d’un manque de clarté sur les priorités. Pourtant, la trésorerie ne devrait jamais être reléguée au second plan. Sans une gestion proactive des paiements, même la relation client la plus solide ne suffira pas à sauver une entreprise en difficulté.

Un équilibre doit être trouvé : relancer un client avec tact et professionnalisme ne signifie pas sacrifier la relation. Au contraire, cela peut renforcer l’image de sérieux et de rigueur de l’entreprise. Protéger sa trésorerie n’est pas une faiblesse, mais une condition de pérennité.


Le vrai défi : allier relation client et recouvrement efficace

La manière dont une relance est effectuée joue un rôle déterminant. Un ton courtois et personnalisé permet de désamorcer tout éventuel ressentiment. Par exemple, commencer par un e-mail amical rappelant la facture en retard peut être une première étape efficace. Ce type de message peut inclure une formule telle que : « Nous souhaitons nous assurer que vous avez bien reçu notre facture n°XXX. Si besoin, nous sommes disponibles pour toute question. »

Si le retard persiste, un appel téléphonique personnalisé peut suivre. L’objectif n’est pas de mettre le client sur la défensive, mais de comprendre sa situation et de chercher une solution conjointe. Montrer que l’entreprise est attentive aux besoins de son client tout en affirmant fermement son propre besoin de respect des échéances est essentiel pour instaurer une collaboration constructive.

Adopter des pratiques adaptées permet de trouver un équilibre entre recouvrement efficace et préservation de la relation. Voici quelques axes clés :

  • Personnaliser les relances : Utiliser le nom du client et inclure des références spécifiques (par exemple, à un projet ou une commande). Cela montre que l’entreprise prête attention aux détails.
  • Adopter une communication multicanale : Alterner entre e-mails, SMS, appels téléphoniques et, si nécessaire, lettres écrites, pour varier les approches tout en restant professionnel.
  • Proposer des solutions : Lorsque le client fait face à des difficultés, envisager des options comme des échéanciers ou des paiements partiels. Cette flexibilité est souvent perçue comme un geste de bonne volonté, renforçant la relation.
  • Rappeler les engagements contractuels : Référencer les termes convenus lors de la signature du contrat pour souligner la base mutuelle de l’accord.

Ces pratiques montrent que relancer ne signifie pas être intrusif ou agressif. Elles renforcent plutôt le sérieux et la fiabilité perçus de l’entreprise.


Conclusion

Pour mieux trouver le juste équilibre, contactez Recouvéo.

Expert Credit Management & Recouvrement - Cédric Brun
Cédric Brun, Fondateur Associé Recouvéo

Expert Credit management, Cédric Brun a cofondé avec Lionel Rabayrol le groupe Recouvéo en 2013 pour aider les dirigeants et leurs services financiers (DAF, comptabilité, etc.) à optimiser leur stratégie. Il les assiste efficacement sur tout le processus recouvrement de créances et Credit Management.
Pour les accompagner, il s'appuie sur les nouvelles technologies, mais pas seulement. Sa maîtrise de l'expertise comptable, acquise pendant près de 8 ans au sein du cabinet Mazars, est un véritable atout pour obtenir des résultats.

"Avec Recouvéo, mon objectif est à la fois de générer de la trésorerie à très court terme, mais aussi de sécuriser leur activité durablement."